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17/10/2012

FAUT-IL ESPERER DU REGIME OUATTARA ?

 

 

         

Un an après sa prise de pouvoir, le régime OUATTARA n’a pas encore réussi, à convaincre la majorité des ivoiriens sur sa capacité à améliorer ses conditions de vie, comme promis pendant la campagne électorale.

 

 


alassane-ouattara

 

« Ne donne pas ta voix au chômage», « budget en milliard pour le développement de chaque région », « création d’un million d’emplois par an », « une université par an ». Malheureusement, les réalités actuelles riment avec le contraire de toutes ces promesses mirobolantes.

 

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, plus de 6.000 travailleurs ont été licenciés de leur boulot (RTI, Port Autonome, SOTRA, AGEFOP, etc…). Bizarrement, toutes ces structures licencient officiellement et recrutent en silence les personnes de leur clan. Pire, le Ministre de la Fonction Publique veut licencier à partir de départ volontaire. Pourtant, le Ministre de l’Education Nationale recrute 3.000 enseignants volontaires sur consultation de dossier. Pendant que OUATTARA demande la réduction du budget relatif au paiement des salaires des fonctionnaires, il augmente celui des FRCI (ex-FDS, Forces Nouvelles intégrées, Combattants volontaires, combattants associés, éléments incontrôlés).

 

Sommes-nous dans une démocratie militarisée ?

Face aux réalités du terrain, les soins de santé gratuits ont été ramené à la gratuité ciblée. Ce qui est loin des messages sur les encarts publicitaires de campagne. Le délestage tant décrié, sous le régime des refondateurs, à fait son apparition avec plus d’acuité pour l’instant à Abidjan. L’intérieur du pays vivra ses effets bientôt. Les pénuries d’eau sont monnaies courantes en Côte d’Ivoire. La flambée des prix des biens de consommation est à son paroxysme. Promesse à encore été faite aux populations, d’une baisse de ces produits dans 3 mois. En attendant, habitants de Côte d’Ivoire mourrez de faim en silence. La formation de l’élite n’est pas une priorité pour OUATTARA. Faire fermer les universités dans un état et dire que la Côte d’Ivoire sera un pays émergeant, d’ici l’an deux mille vingt (2020), est une utopie. Car la formation universitaire est l’un des piliers indispensables au développement d’un pays.

 

Le Président OUATTARA auréolé de ses diplômes universitaires, de ses expériences professionnelles à la BCEAO, FMI, de son passage à la Primature (1990-1993) et de ses relations, était considéré comme le messie qui viendra sortir les ivoiriens de leur situation de paupérisation très avancée. L’adage qui dit que c’est au pied du mur qu’on voit le vrai maçon est une réalité. L’insécurité planifiée par le Tontons macoutes de OUATTARA est en hausse comparativement sous la refondation, le bon ton, l’éléphant d’Afrique. L’investissement local qui est le levier du développement est inexistant. Par conséquent, les investisseurs étrangers eux aussi trainent les pas. La Justice ivoirienne secouée par le scandale du jugement rendu et annulé sur le champ dans l’affaire « ALI SABRAOUI », n’est pas encore sortie des sentiers battus.

 

En gros, OUATTARA ne pourra pas répondre aux attentes des ivoiriens. Face à sa doctrine qui requiert moins d’état dans la gestion des affaires publiques, il lui sera difficile, voire impossible de respecter ses engagements électoraux. FELIX HOUPHOUET BOIGNY n’a pas fait HAWARD ou SORBONE. Pourtant, il a donné aux ivoiriens, ce qu’il faut pour être heureux. Depuis 1999, les adeptes de la violence en politique nous ramènent trente (30) ans ou plus en arrière.

Franck Lussé

07:42 Écrit par BODO dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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