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12/06/2012

Les erreurs d’interprétation de la parole : un cas de déformation

Sur un forum social de discussion, le pasteur Henry LINDERMAN, assisté du pasteur QUIFOUMA Léandre, de l’Eglise Evangélique Vie Nouvelle ; (leur ministère est : « Nous annonçons le plein Évangile : Jésus-Christ sauve, délivre, baptise du Saint-Esprit, transforme les vies et accomplit toujours des miracles de guérison. “Rien n’est impossible à Dieu” (Luc 1:37). Nous prions pour les malades comme le Seigneur Jésus l'a enseigné : avec l'imposition des mains en Son Nom (Marc 16:17).)
Au vue des arguments du pasteur Henry LINDERMAN, parlant au nom de son ministère, il nous a semblé urgent d’y répondre. L’Apôtre Paul dit : « Car j’ai un vif désir de vous annoncer aussi l’Evangile, à vous qui êtes à Rome. Car je n’ai point honte de l’Evangile : C’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1 versets 15-16) Les arguments du pasteur Henry LINDERMAN sont ceux qui endorment les fidèles en Christ dans une mauvaise adoration à Dieu, Le Père de Jésus-Christ. Parce que, dans un zèle amer comme le dit la parole : « Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. » (Jacques 3 verset 14) Ils ont confondu, le Créateur avec La créature, fut-elle Son Fils. Citant Le Créateur, Christ a dit : « Je publierai le décret ; L’Eternel m’a dit : Tu es mon Fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. » (Psaumes 2 verset 7)


Interprétant le ministère du Prophète Kacou Philippe, un adepte du Révérend William Branham s’interroge ainsi :
« Philippe Kacou le successeur de William Branham ? »
Et précisant son idée, la développe ainsi :
« Voyez l'étude plus bas sur "Dieu est une unité en trois personnes.
Il n'est pas nécessaire de faire de longues recherches pour s'apercevoir que l'enseignement de William Branham était contraire à la Parole de Dieu. Branham enseignait en particulier que la parole de Dieu nous avait été donnée sous trois formes : le Zodiaque, les Pyramides d'Egypte, et l'Ecriture sainte.
Il croyait en un Dieu unique à la manière des modalistes : Dieu était pour lui une Personne divine unique sous trois formes différentes. » Fin de citation.
Le pasteur Henry LINDERMAN affirme que Branham croit en un seul Dieu, il est donc monothéiste, comme lui et nous ; donc là n’est pas le problème. Le problème se situerait pour le pasteur Henry LINDERMAN dans le fait que Branham croit, « en un Dieu unique à la manière des modalistes : Dieu était pour lui une Personne divine unique sous trois formes différentes. » Et ajoute avec l’œil du trinitaire, comment comprendre cela : « Voici comment il expliquait de quelle manière nous pouvions voir Dieu : "Nous ne pouvons pas Le voir, mais nous savons qu'Il est là. Il n'a fait que changer de forme, lorsqu'Il est passé du domaine surnaturel au domaine naturel… Il n'a fait que changer de masque… C'est comme l'acteur d'un drame. Quand les Grecs jouaient une pièce de théâtre, ils changeaient de masque. Un seul acteur pouvait ainsi jouer plusieurs rôles dans la même pièce. Dans l'école de ma fille, qui est ici, ils ont joué une pièce de théâtre. Un garçon a joué quatre rôles. Il a dû changer de masques pour se mettre dans la peau de différents personnages" ("Le Dieu Tout-Puissant dévoilé devant nous", page 6, 29 juin 1964) ».
Le commentaire de la position du Pasteur Henry LINDERMAN semble donner dans une polémique stérile, suggestive. Or, une révélation, surtout en Christ, ne s’accommode pas de la suggestivité bien que Dieu nous ait donné le libre arbitre. Car, c’est par la foi que nous agissons. La foi en Christ est objective, contrairement à l’opinion païenne répandue. Et pourtant, le pasteur Henry LINDERMAN ajoute que :
« La Bible enseigne qu'il n'y a qu'un seul Dieu en trois Personnes distinctes. »
Même en ajoutant d’autres citations de Branham, notamment : « "Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont trois fonctions différentes du même Dieu. Il était le Père, Il était le Fils, et Il était le Saint-Esprit" ("Conduite, Ordre, Doctrine", page 392).
"Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit n'ont qu'un seul nom, celui du Seigneur Jésus-Christ" ("Conduite, Ordre, Doctrine", page 392).
"Voici ma révélation, par le Saint-Esprit : Christ et le Saint-Esprit sont une même personne, mais sous deux formes différentes… Je sais qu'il s'agit de l'un des mystères des derniers jours, que Christ puisse être trois personnes en une. Il ne s'agit pas de trois personnes différentes, Père, Fils et Saint-Esprit, ce qui ferait trois dieux, comme les trinitariens s'efforcent de nous le dire. Ce sont trois manifestations différentes de la même Personne ou, si vous préférez, trois fonctions différentes de la même Personne… Le Saint-Esprit est une forme, et Christ une autre forme. C'est cela !" ("La révélation des sept sceaux", pages 156-157).
Branham niait aussi la personnalité du Saint-Esprit : "Le Saint-Esprit est la Pensée de Dieu, manifestée en Parole" ("Exposé des sept âges de l'Eglise", page 155).
"Jésus, après Sa mort, Son ensevelissement, et Sa résurrection, est descendu le jour de la Pentecôte en tant que Fils de Dieu, l'Esprit, sous la forme du Saint-Esprit. Qu'avait-Il fait ? Il S'était transformé, pour Se faire connaître à Son peuple sous une forme différente. En tant que Saint-Esprit, qui est Dieu, Il est venu pour conduire l'Eglise dans ses différents âges. Il l'a fait en tant que Fils de Dieu, le Saint-Esprit" ("Le Dieu Tout-Puissant dévoilé devant nous", page 9).»
Comme on peut le constater, les deux positions sont en fait les mêmes, qu’on dise Dieu en trois personnes ou Dieu sous 3 formes, revient à la même position, apostat. La position du pasteur Henry LINDERMAN et celle de Branham, sont celles de croyants trinitaires. Et c’est la polémique stérile qui est leur partage. C’est de ce type de personnes et discours dont l’Apôtre Paul parlait en 1Ti.1 versets 5-6 :
« Le but de cette recommandation, c’est un amour venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. Quelques-uns, s’étant détournés de ces choses, se sont égarés dans de vains discours ; ils veulent être docteurs de la loi, et ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils affirment. »
En réalité, la parole de Dieu nous dit en Jérémie 33 verset 3 que le Seigneur nous demande de L’invoquer et Il nous montrera des choses cachées. Ainsi, Il me révèle que la trinité en elle-même, ne se conçoit que lorsqu’on n’a pas la révélation de Dieu. « On perd, en (effet) son latin » comme le dirait l’expression populaire, quand la bible écrit que Jésus-Christ est Dieu (avec un grand D) et le Saint-Esprit est Dieu (avec un grand D). Alors les trinitaires, qui n’ont en fait pas la révélation réelle de Dieu, disent « c’est un mystère ».
Par cette affirmation de « mystère », ils veulent entourer leur position « trinitaire » d’ésotérisme. En réalité, c’est parce qu’ils n’ont pas la révélation. Ils ont même truffé la bible de leurs idées, en y introduisant des sous-titres de leurs propres pensées démoniaques. Dans l’Ancien Testament, les hommes de Dieu ont parlé de « mystère » parce qu’ils avaient une révélation partielle des choses à venir. (Deutéronome29 verset 29) De même, dans le Nouveau Testament, l’Apôtre Paul a parlé de mystère, parce qu’il parlait à des non-croyants (Juifs et païens) ; lui-même, il reconnaît qu’il n’avait pas toute la révélation. (1Corinthiens 13 verset 9) Même en Apocalypse (Ap.10 v 7), ce que la parole a appelé mystère est déjà révélé, il s’agit d’un rappel du jugement dernier. A part le contenu précis du livre qui sera ouvert (Apocalypse 5 versets 1-4), nous savons tous, enfants de Dieu ayant la révélation, ce qui va se passer.
Le pasteur Henry LINDERMAN continue de citer Branham qui dit :
"Qu'est-ce que Dieu ? Dieu est le Grand Eternel. Tout au commencement, bien avant qu'il y ait un commencement, Il n'était même pas Dieu. Saviez-vous cela ? Un dieu est un objet d'adoration, et il n'y avait personne pour l'adorer ! Il vivait seul. Mais Il possédait des attributs. Qu'est-ce qu'un attribut ? C'est une pensée" ("La parole parlée", Vol. III, page 79). Ainsi, le Dieu de Branham ne peut pas être Dieu s'il n'y a personne pour L'adorer ! C'est ce que disent aussi certains Mormons. Et ce qu'Il est, c'est simplement une pensée ! Nous devrions réfléchir à ces paroles.
Cela aboutit à une autre très sérieuse erreur de Branham : "Dieu, dans tous les âges, était revêtu d'une peau. Comprenez-vous ?" ("Le Dieu Tout-Puissant dévoilé devant nous", page 20). C'est une fausse doctrine très grave. Elle revient à nier l'incarnation unique de Jésus, telle qu'elle nous est révélée par le Nouveau Testament, puisque Branham croyait que Dieu avait toujours eu une forme humaine. La Bible nous enseigne qu'Il est devenu Homme à un certain moment de l'histoire. »
Et continue son analyse en disant :
« Branham a déformé la vraie nature de Dieu.
"Dieu a toujours été un Etre revêtu de peau. Quand Moïse reçut la visite de Dieu, Celui-ci était revêtu d'une peau humaine. Il avait l'apparence d'un homme. Ce soir, Dieu, dans Son Eglise, est aussi voilé. Mais Il est toujours le même Dieu. Le fait que Dieu Se voile derrière l'apparence d'une peau s'oppose aux traditions. Ceux qui s'attachent aux traditions ne peuvent pas croire que c'est Dieu qui agit dans Son peuple comme cela. Comprenez-vous ? C'est parce que Dieu est voilé dans Son Eglise, qui est comme Sa peau. C'est vrai ! Il est caché aux yeux des incrédules, et Il se révèle aux croyants. Oui, Monsieur !"
"Quand le voile des traditions des anciens est déchiré, nous pouvons Le voir clairement, comme Dieu voilé sous une chair humaine. C'est ce que dit Hébreux 1, ainsi que Genèse 18. Rappelez-vous que Dieu était alors un homme, qu'Il a mangé et parlé avec Abraham, et qu'Il a dit à Sarah ce qu'elle faisait derrière la tente. Et Jésus a dit : "Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement" à l'avènement du Fils de l'homme : Dieu Se manifestera de manière voilée, au travers d'une chair humaine" ("Le Dieu Tout-Puissant dévoilé devant nous", page 21).
En ce qui concerne Jésus-Christ, le Fils.
"Voyez-vous, Il est venu sous trois noms. Il est venu en tant que Fils de l'homme, comme prophète… Il n'a jamais dit qu'Il était le Fils de Dieu. Il a dit qu'Il était le Fils de l'homme. Aujourd'hui, Il est le Fils de Dieu, depuis qu'Il est descendu sous la forme du Saint-Esprit. Actuellement, Il est sous la forme du Saint-Esprit, une personne invisible. Pourtant, Il est aussi Dieu, le Fils de Dieu. Pendant le Millénium, Il sera assis sur le trône de Son Père. Il sera le Fils de David. Il S'est d'abord révélé en tant que Fils de l'homme, un prophète pour ce temps, l'âge de l'Eglise, Fils de l'homme, ou Fils de Dieu. Dans l'âge qui vient, Il sera Fils de David. Trois fils !" (Page 7).
"Avant la manifestation du Fils promis, Dieu S'est manifesté à Sodome en tant que prophète, sous la forme d'un homme, Dieu dans la chair. J'ai entendu quelqu'un le dire il n'y a pas très longtemps. Il était Elohim, incorporant toute la Divinité sous une forme humaine. Il était la plénitude. Elohim est la plénitude de la Divinité, sous une forme corporelle" ("Aujourd'hui cette parole de l'Ecriture est accomplie", page 7).
"Il n'a jamais dit qu'Il était le Fils de Dieu. Il se considérait comme le Fils de l'homme, parce qu'Il était venu conformément à l'Ecriture" ("Le Dieu Tout-Puissant dévoilé devant nous", page 8).
Trêve de citations. Dans la bible, il n’y a pas de petit péché, Seul Dieu pourra mieux nous qualifier véritablement ce qu’est « le péché contre l’Esprit », parce que la question du péché est tellement sérieuse qu’il faut la traiter avec autant sérieux.
Quand on ne distingue pas Dieu, le Père, de Dieu, Fils alors qu’en lisant la bible il n’y a pas de confusion possible ! C’est un péché même contre l’Esprit de Dieu. Parce que Dieu dit qu’il est un Dieu « jaloux » qui ne partage pas sa gloire. (Exode 20 versets 5) et Il fait miséricorde à qui Il veut.
Vous, pasteur Henry LINDERMAN, dites : « La Trinité. Cette doctrine fondamentale de la foi chrétienne fut aussi attaquée par Branham. »
En réalité, c’est à vous que nous devrions demander si vous avez lu, véritablement la bible ? Et non de façon parcellaire, comme le font la plupart des apostats qui, de manière insidieuse, ont essayé de faire avaler, aux chrétiens, en général, leur position en travestissant les Ecritures même. Par exemple, un intertitre de la bible, Louis Segond, Edition 1979, on écrit en Apocalypse 4 versets 6-11 : « Christ, le Créateur digne de recevoir la louange et l’adoration. » Mais quand étudie la bible, dans cette partie, on découvre que c’est Dieu, Le Père qui est adoré. Et je peux vous citer plusieurs autres exemples dans la bible qui sont contredits par la même bible.
Alors vous, en tant que pasteur trinitaire, réfutez les thèses apostats de Branham sans forcément, poser les vôtres. Vous vous dites certainement que c’est la position de la majorité, donc cette majorité connaître votre non dit. Puisque vous ne l’avez pas fait, votre confrère, Jules-Marcel Nicole, un érudit trinitaire l’a fait, je présente son explication. Il dit dans un sous-titre de son ouvrage, « les bases bibliques de la doctrine de la trinité : Le mot trinité n’est pas employé dans la bible. Il apparaît à la fin du 2ème siècle, d’abord sous sa forme grecque Triade, dans les écrits de Théophile d’Antioche, puis sous la forme latine, Trinité, sous la plume de Tertullien. On entend par là qu’il y a un seul Dieu en trois personnes, égales, entre elles, distinctes et inséparables. » (Cf. Précis de Doctrine chrétienne – JM Nicole, Editions de l’Institut Biblique de Nogent, 1991)
En d’autres termes, la trinité, selon ses observateurs signifie l’égalité entre :
- Dieu, Le Père
- Dieu, Le fils en la personne de Jésus-Christ ;
- Et Dieu, Le Saint-Esprit.
Selon les fidèles de ce concept, les trois constituent un personnage. Ces trois personnes sont distinctes mais inséparables. Alors que, pour les partisans du concept de la divinité (William Branham), considérer trois personnages, revient à parler de trois Dieux.
Sortons donc de ces concepts qui ne sont pas bibliques et observons et analysons la révélation que Le Seigneur Lui-même nous donne.
Selon cette révélation, Jésus-Christ est « l’égal » de Dieu, Le père, pendant sa mission (Moïse, aussi avait bénéficié de cette position de Dieu). En d’autres termes, Jésus-Christ n’est pas Dieu, Le Père. Cela reviendrait à dire, comme le président d’un pays est égal à celui d’un autre pays, alors les deux sont uniques. On me dira, nous sommes dans le même pays ; je répondrai, « alors, nous avons un bicéphalisme ». C’est un raisonnement qui ne tient pas la logique biblique. Dieu a tout clarifié et il n’y a plus rien qui soit caché à ses enfants. Dans Jérémie, le Seigneur dit :
« Invoque-moi, et je te répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, que tu ne connais pas. » (Je.33v3)
Ce sont des « mystères » qu’on n’apprend pas dans les écoles bibliques ; mais que le Seigneur révèle à ceux qui l’adorent en esprit et en vérité.
Ainsi, Jésus-Christ est Dieu, mais il n’est pas Dieu, Le Père dont il a présidé à toute la création:
Apocalypse 3 verset 14 : « …Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le principe (ou commencement) de la création de Dieu. » C’est pourquoi, l’Evangile selon Jean dit : « Au commencement était la parole, et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. » (Jean1 verset 1)
Pour réaliser sa mission de direction de toute la création, Jésus-Christ avait besoin de moyens et, Dieu, Le Père lui en a donnés. Il l’a investi de tout le pouvoir :
1. qui fait de lui Jésus-Christ est Rois des rois et Seigneur des seigneurs
Apocalypse 19 verset 16 : « Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. » Des titres qui désignent Dieu, Le Père, lui-même :
Deutéronome 10 verset 17 : « Car l’Eternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible, qui ne fait point de favoritisme et qui ne reçoit point de présent. »
2. Il châtie celui qu’il aime
Apocalypse 3 verset 19 : « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. » (Idem, Psaumes 2 verset 12)
3. Jésus-Christ a la même description physique que Dieu, Le Père
Apocalypse 1 verset 14 : « Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu. » (Idem, Daniel7 verset 9)

4. Il est le premier et le dernier comme Dieu, Le Père (Esaïe 44 verset 6)
Apocalypse 1 verset 18 : « Je suis le premier et le dernier… »

5. Enfin, Jésus-Christ est l’Alpha et l’Oméga
Apocalypse 22 verset 13 : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » (Idem, Apocalypse 1 verset 8)

A ce titre de Dieu, Jésus-Christ mérite et reçoit l’adoration. Ainsi :
En Matthieu 28 versets 9 et 17, les disciples de Jésus-Christ (c’est-à-dire Jésus ressuscité), l’adorèrent.
Mais Jésus-Christ n’est pas Dieu, le Père dont il a dirigé la création. Lui-même dit :
Jean 17 verset 3 : « Or, la vie Eternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. »
On sait par la bible que :
- Le Christ et le Saint-Esprit viennent de Dieu, Le Père.
- Mais, nulle part dans la bible, il n’est dit que Dieu, Le Père vient de Christ ou du Saint-Esprit.
Le Christ dit : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi » et non, le Père est dans moi. Le Christ est dans le Père parce qu’il est tiré du Père, comme tout israélien est dans Abraham. Puis, le Père en lui, parce que, Son Saint-Esprit le guide. De même, tout chrétien a en lui le Saint-Esprit, par le Nom de Jésus-Christ.
Le Père ne peut être quelque part de particulier, parce que rien ne peut le contenir. Le Christ dit encore : « Retire-toi Satan, car il est écrit : tu adoreras le Seigneur, seul, ton Dieu. » (Matthieu 4 verset 10)
En réalité, il n’y a aucune recommandation qui dise d’adorer le Christ. Christ avant son dépouillement était toujours Fils. Philippiens 2 verset 5-7 : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu, il n’a, point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher. » Il n’a pas regardé son égalité parce qu’il n’était pas l’égal de Dieu, Le Père. Christ a été créé par Dieu, le Père. C’est ce qu’il dit également : « L’eternel m’a créé, la première de ses œuvres. » (Psaumes 89 verset 28) Il a donc un commencement dès l’instant qu’il a été créé. Or Dieu, Le Père n’a pas été créé, il n’a donc pas de commencement.
Pasteur Henry LINDERMAN, vous dites de Branham qu’il est apostat ; or il croit en un seul Dieu ; de même la parole dit : « tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; mais Satan le crois aussi. » (Jacques 2 verset 19)
La trinité n’existe pas. D’ailleurs, comment pourrions-nous comprendre cela, sinon par ésotérisme, que quand Jésus a été baptisé, il soit là et une autre voix parle en disant : « celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute ma confiance. » (Matthieu 3 verset 17)
La bible dit que Jésus-Christ est :
- « le témoin fidèle » (Ap.1v5).
- Le seul envoyé de Dieu qui a reçu « tous » les attributs de Dieu, Le Père - encore qu’il n’a pas reçu le pouvoir de fixer les temps (Matthieu 24 verset 36), pour accomplir sa tâche. C’est pour cela, il est aussi Dieu avec un grand D, majuscule comme pour Moïse (Exode4 verset 16). La différence est dans les pouvoirs. Jésus-Christ a reçu « tout » le pouvoir parce qu’il est sorti de Dieu, Le père. (Jean 16 verset 28 ; Psaumes 2 verset 7 ; Hébreux 1 verset 5 ; Hébreux 5 verset 5)
A la fin de sa mission, Jésus-Christ cèdera la place à Dieu, Le Père, après le millénium :
1Corinthiens 15 : « Puis viendra la fin, lorsque le Christ remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir anéanti toute Domination, toute Autorité et toute Puissance hostiles. Il faut, en effet, qu'il règne jusqu'à ce que Dieu ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c'est la mort ».
La mort personnifiée n'est pas une amie qui permet d'être délivré de son corps comme le pensaient certains Corinthiens et en accord avec certaines philosophies grecques. Non ! Elle est l'ultime adversaire de Jésus-Christ et sera détruite.
« Car, comme il est écrit : Dieu a mis toutes choses sous ses pieds. Mais quand l'Écriture déclare : Tout lui a été soumis, il faut, de toute évidence, en excepter celui qui lui a donné cette domination universelle. Et lorsque tout se trouvera ainsi amené sous l'autorité du Christ, alors le Fils lui-même se placera sous l'autorité de celui qui lui a tout soumis. Ainsi Dieu sera tout en tous » (1Corinthiens 15.27-28).
Par le fait que Jésus est le médiateur entre Dieu et les hommes, il est constamment mis en avant. À la fin des temps, lorsque toutes les Écritures seront accomplies et que l'espace-temps ne sera plus, aura lieu un rééquilibrage de l'ordre divin. Le Fils se placera sous l'autorité du Père et ainsi Dieu dans la totalité sera tout en tous.
Si nous étions dans un gouvernement humain, nous dirions que :
- Dieu est le Président qui a les pleins pouvoirs qu’il délègue de temps en temps. Dans le cas de Jésus-Christ, il lui a donné la totalité du pouvoir dont il a besoin afin de réussir sa mission.
- Jésus-Christ est alors comme le premier ministre qui conduit toute la création de Dieu afin de mettre tous les ennemis de Dieu sous ses pieds.
- Les Apôtres, Pasteurs, etc… sont les ministres et ambassadeurs de Dieu.
- Etc…
En réalité, le Saint-Esprit est une manifestation de Dieu, Le Père, dans ses envoyés et non une autre personnalité différente de Dieu parce que personne n’a jamais vu Dieu. C’est l’exemple de Jésus. Au début de son ministère public, comme Jean-Baptiste, Jésus annonçait la repentance car le Royaume de Dieu qui est proche. (Matthieu 4 verset 17) Cet enseignement qui recrute des âmes à Christ, passe nécessairement par la croix du calvaire. Etait-ce l’entendement des hommes et particulièrement, les contemporains de Jésus ? Non. Parce que l’homme qui n’est pas né de nouveau, est dans la conception erronée des juifs de l’époque de Jésus. Ceux-ci avaient une conception politique et guerrière ; en un mot, une conception matérialiste du Royaume de Dieu et donc du ministère de Jésus. Jésus, habité par le Saint-Esprit (Dieu en lui) savait cela. C’est pour cela que chaque fois qu’il fait un miracle, il dit aux gens concernés de rester discrets, parce que, immature, encore au lait spirituel.
Alors lorsqu’un jour, il demanda à ses disciples : Matthieu 16 verset13 : « Qui suis-je aux dires des hommes, moi, le fils de l’homme ? » Pierre répondit promptement et avec assurance : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » (Matthieu 16 verset 16) Alors, Jésus satisfait d’une telle réponse, lui dit : « Tu es heureux, Simon, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon père céleste qui te l’a révélé. » (Mat.16v17)
C’est en ce moment même qu’il donna à Pierre son nom de « Cephas » c’est-à-dire « Pierre ».
Dans l’esprit de l’Ancienne Alliance, les hommes étaient charnels. Le Saint-Esprit (ou esprit de Dieu) survenait sur quelques uns qui pouvaient ainsi parler de la part de Dieu, le Père. C’est ce qui s’est passé avec Pierre qui a ainsi prophétisé la vérité. cela dit : « A partir de là » (Matthieu 16 verset 21), Jésus sait maintenant que ses disciples savent, qui, il est. Alors :
- Il leur demande discrétion pour ne pas être des occasions de chute pour les juifs qui sont matérialistes ;
- Afin de les protéger contre les ruses du diable ; il commence à les enseigner et à les préparer à son départ. Si son ministère doit évoluer, sur terre, il lui faut des ressources humaines. Ces personnes de départ sont maintenant identifiées. Mais, il leur fallait, non plus, un dieu en forme humaine. Ils avaient besoin d’un Dieu qui soit en eux, tous les jours, partout où ils iront et qui travaillerait avec eux, et les fortifierait. La mission de Christ, en tant qu’homme devait (il fallait) prendre fin sur terre. Il devait donc faire place à l’Esprit de Dieu dont la mission est large, plus étendue.
Quant à la foi de Branham, à proprement parler, et ses partisans, ils sont le type de faux prophètes dont parle l’Apôtre Jean. Dire que c’est lui qui, comme Jean-Baptiste, précède Jésus-Christ dans son retour, est vraiment prétentieux.
La question qu’on doit leur poser, est « si Branham est déjà venu en tant Eli, pourquoi Le Christ ne revient-Il pas et c’est Kacou Philippe qui vient ? »
C’est du désordre, et un manque de crainte de Dieu. L’Apôtre Jean dit : « Celui qui ne reste pas attaché à l’enseignement qui concerne le Christ, mais s’en écarte, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste attaché à cet enseignement est uni au Père comme au Fils » (2Jean 9).
Jean a dans son collimateur autant les hérétiques purs et durs qui rejetaient l’enseignement apostolique concernant l’identité du Christ, que les croyants qui se laissaient embarquer par les fausses doctrines. Les auteurs sacrés étaient réalistes et donc conscients de la possibilité pour de véritables chrétiens de devenir la proie de mercenaires religieux.
En effet, ces gens, qui étaient fortement influencés par les philosophies en vogue du premier siècle, n’étaient pas satisfaits par la Bonne Nouvelle car trop simple à leurs yeux. Se considérant comme des penseurs progressistes, ils étaient en quête d’une nouvelle sagesse. Au lieu de rester fidèles aux Écritures, ils y ajoutaient des interprétations, des révélations et des altérations ésotériques de leur cru prétendant posséder une connaissance approfondie et une nouvelle vérité qui n’étaient accessibles qu’à eux-mêmes et à leurs disciples. Ils voulaient ignorer les paroles de Jésus qui a dit :
« Si quelqu’un m’aime, il obéira à ce que j’ai dit. Mon Père aussi l’aimera : nous viendrons tous deux à lui et nous établirons notre demeure chez lui » (Jean 14 verset 23).
Jean répond à ces enseignants de mensonge, qu’ils sont allés tellement loin, qu’ils ont laissé Dieu derrière eux. Littéralement, il dit : Celui qui ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. Ici encore, nous avons le verbe « demeurer » ( menôv ) très souvent utilisé par Jean (23 fois dans sa première épître) et qui signifie aussi rester, continuer, persister. Il est nécessaire d’accepter sans réserve l’enseignement du Nouveau Testament concernant Jésus, le Fils pour être en communion avec le Père (comparez 1Jean 2v23).
« Si quelqu’un vient vous trouver et ne vous apporte pas cet enseignement, ne l’accueillez pas dans votre maison, et ne lui adressez pas la salutation fraternelle. Celui qui lui souhaiterait la bienvenue se rendrait complice de ses œuvres mauvaises » (2Jean 10-11).
Le mot pour « salutation fraternelle » ( chairein ) vient du verbe qui signifie se réjouir . Il était utilisé par les chrétiens comme salutation cordiale et fraternelle de bienvenue, un peu comme on dirait : Je suis tellement content de vous voir, cher frère. Eh bien, il ne fallait surtout pas adresser une telle salutation à un hérétique. Demeurer dans la vérité à propos de la personne du Christ exige une ferme réaction contre ceux qui enseignent une doctrine mensongère.
Dans le monde gréco-romain du premier siècle, un philosophe ou un docteur religieux itinérant était monnaie courante. Les prédicateurs chrétiens voyageaient eux aussi et comptaient sur l’hospitalité et le soutien des croyants qu’ils rencontraient (Luc 9.1-6 ; 10.1-12 ; Actes 18.2-3 ; 3Jean 5-8). La communion, l’hospitalité et l’amour chrétiens revêtaient une importance capitale, car à cette époque les auberges étaient des repaires de voleurs, des lieux mal famés et il n’y avait pas d’endroit sûr où passer la nuit. De plus, on ne vous donnait même pas un lit, il fallait que vous ameniez votre propre couche, tapis, lit de camp, et les gens étaient entassés comme des sardines, se touchant les uns les autres.
Deuxièmement, Jean sous-entend qu’il ne faut pas recevoir un hérétique dans sa maison parce qu’à cette époque, c’est là que les chrétiens se réunissaient. Le faux docteur invité à passer la nuit risque d’être aussi l’orateur au culte du dimanche. Voilà pourquoi, les lecteurs de Jean sont exhortés à faire preuve de discrimination. Si quelqu’un vient à eux et n’apporte pas la vérité dans ses bagages, ils ne doivent pas lui adresser la salutation fraternelle, ce qui revient à ne pas lui donner l’hospitalité. Qu’il reste dehors ! Celui qui accueillerait de telles gens chez lui pourrait indiquer qu’il adhère à leurs enseignements et qu’il les croit crédibles.
Par cette mise en garde sévère qui contient deux interdictions impératives, Jean cherche à protéger l’Église des personnes mal intentionnées qui venaient spécialement pour donner un message erroné essayant ainsi d’entraîner dans leur sillage des croyants sincères mais immatures et de s’en faire des disciples.
Pour l’esprit, dit moderne, ces recommandations de l’apôtre Jean semblent rigides et dures à l’excès. Mais le problème réside dans l’attitude humaniste de notre siècle qui consiste à être tolérant envers tout et n’importe quoi. Cependant, les auteurs du Nouveau Testament ne partageaient absolument pas cet esprit de conciliation et de complaisance tous azimuts. Leur engagement à l’égard de la vérité et de la personne du Christ, et leur prise de conscience des dangers de l’erreur doctrinale exigeaient de nombreuses et sévères dénonciations des enseignants de mensonges. Il n’est donc pas surprenant que notre époque moderne qui est totalement aveugle à l’égard des hérésies religieuses ne possède aucune conviction à l’égard de la vérité.
L’avertissement de Jean est conforme à la dénonciation par Jésus des faux enseignants qu’il a traités de loups ravisseurs (Matthieu 7v15 ; comparez Actes 20v29) ; de voleurs et de brigands, qui ne cherchent qu’à dérober, égorger et détruire (Jean 10v1, 10 ; LSG). L’Église ne doit en aucune manière aider de tels hors-la-loi spirituels.

08:54 Écrit par BODO | Lien permanent | Commentaires (1) | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Commentaires

Un autre exemple d'adoration de Christ se trouve en Apocalypse 5 verset 8-10.
Il est vrai que des instructions particulières n'ont pas été données dans la bible pour adorer Jésus-Christ. Cependant, les deux moments d'adoration du Christ, l'ont été en reconnaissance de ces biens faits:
- en Matthieu 28 versets 9, 17: Christ est ressuscité des morts, c'est une victoire qui mérite adoration pour celui qui a vaincu ce qu'un humain ne peut faire, c'est-à-dire la mort.
- en Apocalypse 5 versets 8-10: Christ se lève, prend le livre que personne ne pouvait prendre, cela a fait d'ailleurs pleurer l'Apôtre Jean de penser que personne ne peut prendre ce livre et sauver l'humanité. C'est ce que Christ a fait. Cela méritait encore, adoration.
Ce sont là des actes spontanés d'adoration en reconnaissance de tous les biens dont Christ ne cesse de gratifier l'humanité. Que le Seigneur soit béni.

Écrit par : Gbagbé Daniel Gballou | 13/06/2012

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