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30/06/2011

La dîme, quelle est aujourd’hui sa valeur ?

Se posant la question: Pourquoi certains chrétiens refusent-ils de payer la dîme? Un homme de Dieu qui tient à entraîner plus d'un chrétiens en faveur de sa cause défend son idée en s'appuyant sur les passages bibliques suivant: " Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?
De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile.
Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ainsi ; car j’aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire.
Si j’annonce l’Evangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile !
Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée.
Quelle est donc ma récompense ? C’est d’offrir gratuitement l’Evangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l'évangile." (1 Corinthiens 9:13-18.)
Il affirme avec arguments: VERITE SUR LE DEBAT N° 6: Les Chrétiens doivent payer la dîme.
CHRETIEN, TE RECONNAIS-TU DESCENDANCE D’ABRAHAM ET FILS DE DAVID ? Alors paye ta dîme à Dieu. Abraham l’a fait: Genèse 14:20. « Béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout. » Jacob l’a fait: Genèse 28:22. « Cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. » Ensuite, l’Eternel en a fait une exigence aux descendants d’Abraham : a) Lévitique 27:30. « Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Eternel; c’est une chose consacrée à l’Eternel. » b) Lévitique 27:32. « Toute dîme de gros et de menu bétail, de tout ce qui passe sous la houlette, sera une dîme consacrée à l’Eternel. » Dieu qui recueille cette dîme auprès de son peuple, le donne à ceux qui font son œuvre. Nombres 18:21. « Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël, pour le service qu’ils font, le service de la tente d’assignation. » Ce qui a été appelé DROIT D’ONCTION: Nombres 18 :8-12. « L’Eternel dit à Aaron: Voici, de toutes les choses que consacrent les enfants d’Israël, je te donne celles qui me sont offertes par élévation; je te les donne, à toi et à tes fils, comme droit d’onction, par une loi perpétuelle. Voici ce qui t’appartiendra parmi les choses très saintes qui ne sont pas consumées par le feu: Toutes leurs offrandes, tous leurs dons, tous leurs sacrifices d’expiation, et tous les sacrifices de culpabilité qu’ils m’offriront; ces choses très saintes seront pour toi et pour tes fils. Voici encore ce qui t’appartiendra: tous les dons que les enfants d’Israël présenteront par élévation et en les agitant de côté et d’autre, je te les donne à toi, à tes fils et à tes filles avec toi, par une loi perpétuelle. Quiconque sera pur dans ta maison en mangera. Je te donne les prémices qu’ils offriront à l’Eternel : tout ce qu’il y aura de meilleur en huile, tout ce qu’il y aura de meilleur en moût et en blé. » Le Seigneur Jésus en arrivant, n’a point aboli la loi. Le Seigneur Jésus n’a pas fait disparaître la loi en la supprimant. Non ! Matthieu 5 :17-19. « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. » ALORS quels sont ces petits du royaume qui se plaisent à supprimer des lois et à en créer pour leurs plaisirs par leurs bons vouloirs ? L’Auteur de la lettre aux hébreux qui a insisté sur le sacerdoce parfait, dit : « En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix, qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité. Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin. » Hébreux 7 :1-4.
C'est le lieu de se poser la question: La dîme, quelle est est aujourd'hui sa valeur?


La dîme, quelle est aujourd’hui sa valeur ?
Selon l’épître aux Galates : « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son fils, né d’une femme et placé par sa naissance sous le régime de la loi. » (Ga.4v4)
Ainsi, étant né dans l’environnement de la loi de Moïse, Jésus, Dieu fait homme, parfait dans tous ses comportements, ne pouvait pas ne pas respecter son environnement. Il a donc été soumis à la loi de Moïse dans ses rites depuis son enfance :
- Il a été soumis à la circoncision. (Lc.2v21-24)
- Il se rendait aux fêtes annuelles avec ses parents conformément à la loi. (Lc.2v41-42) ;
- Il restait obéissant à ses parents, malgré son souci pour les affaires de son père céleste. En effet, son adolescence ne se faisait pas contre ses parents humains. Cela était conforme toujours à la loi de Moïse.
- Il se rendait au culte les sabbats. (Lc.4v16, 32)
Cependant, devenu adulte, c’est-à-dire apte à faire l’œuvre de son père céleste, il « se rendit » compte de la mauvaise application de cette loi par les juifs. (Mt.23v1-3 ; Lc.20v45-47 ; Mc.12v38-40) Alors, il décida :
- de parfaire son application, sans changer le fondement de la loi qui est le reflet de Dieu. (Mt.23v13-36 ; Mc.12v38-40 ; Lc.11v39-54, 20v45-47)
Mieux, de l’améliorer en se déclarant au centre de cette loi, c’est-à-dire le Messie, le fils de Dieu qui devait venir et qui avait été annoncé par l’Ancien Testament. (Mt.5v17-20) Jésus a accompli les Écritures de 4 manières différentes.
1. En obéissant parfaitement à la Loi morale, à tous les commandements de l'Ancien Testament. Il l'a fait au nom et pour le bénéfice de tous ceux qui croient en lui, cela nous était totalement impossible.
2. En réalisant en sa personne tous les rituels de la partie cérémoniale de la Loi avec ses nombreux sacrifices et les protocoles complexes qui annonçaient de façon figurative sa venue.
3. En accomplissant toutes les prophéties messianiques qui concernaient sa naissance, vie, mort et résurrection.
4. En devenant l'Agneau pascal de Dieu sacrificiel qui a porté et expié sur la croix toutes les fautes de l'humanité et qui a pris sur lui les jugements que la Loi avait prononcés contre nous tous.
Afin d’aider les hommes à mieux appliquer cette loi, il fait don de sa vie. C’est donc ainsi que s’explique sa mort et sa résurrection c’est-à-dire la victoire qu’il rapporta sur la mort. Jésus-Christ a donc parfaitement accompli cette loi morale (Phi.2v8) afin que par lui, l’homme vive :
- Désormais, la seule condition pour l’homme d’être juste devant Dieu, ce n’est plus de faire des sacrifices ou œuvres de sang comme la dîme, le sabbat, ect…est de croire en lui car sans lui, respecter toute la loi est impossible.
- De même, en réalisant tous les rituels de la partie cérémoniale de la loi, Jésus-Christ m’épargne ces complications.
- En accomplissant toutes les prophéties messianiques qui concernaient sa naissance, sa vie, sa mort et sa résurrection, il a parfaitement confirmé qu’il est Dieu.
- De plus en devenant l’Agneau pascal, il a porté et expié sur la croix toutes les fautes de l’humanité.
La mort de Jésus nous a rachetés des transgressions commises sous la première alliance. (He.9v15) C’est pour cela que le chrétien dit : « Christ est ma vie, mourir m’est un gain ». (Phi.1v21)
La loi de Moïse est morte avec la mort de Jésus-Christ : « En effet, s'il faut obéir à la Loi pour avoir droit à cet héritage, alors la foi est sans objet et la promesse est annulée » (Romains 4.14, Semeur).
Les principes de fonctionnement de la Loi et de la Promesse sont aux antipodes l'un de l'autre. La Loi exige une obéissance sans faille tandis que la Promesse s'accomplit en réponse à la foi. C'est, l'un ou l'autre ; il faut choisir.
« Car la Loi produit la colère de Dieu. Or, là où il n'y a pas de Loi, il n'y a pas non plus de transgression » (Romains 4.15).
Quelqu'un qui choisit d'acquérir sa propre justice en essayant de se conformer aux exigences de la Loi se place de facto sous la colère de Dieu parce que personne n'est capable de toujours obéir aux commandements divins. Par contre, sous le régime de la Promesse, l'étalon mesure qu'est la Loi a disparu ; il n'y a donc plus de désobéissance possible, plus de colère divine, et plus de condamnation non plus.
« Ne savez-vous pas, frères, car je parle à des gens qui connaissent la loi, que la loi ne régit un homme que durant le temps de sa vie ? » (Romains 7.1).
Comme je l'ai déjà dit, Paul soulève donc à nouveau la question du rôle de la Loi. Il s'agit d'un code moral, celui de Moïse ou de la conscience, mais non du code romain. Les lecteurs étaient aussi bien des Juifs que des païens, mais tous étaient familiers avec la partie morale de la Loi que l'Éternel avait donnée aux Israélites. Paul dit donc que tout le monde sait pertinemment bien que la loi, n'importe laquelle en fait, exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit. Mais une fois mort, il échappe à toute législation humaine ; cette vérité coule de source.
C'est d'ailleurs bien pour cela que bon nombre de criminels notoires en passe de comparaître devant le tribunal se suicident dans leur cellule. C'est effectivement une façon de faire faux bond à la justice, à celle établie par les hommes tout au moins. Par contre, il n'y a pas d'échappatoire possible en ce qui concerne le jugement de Dieu ; cette vérité aussi va de soi.
« Ainsi, une femme mariée a été liée par la loi à son mari tant que celui-ci est en vie. Mais s'il vient à mourir, elle est libérée de la loi qui la liait à lui » (Romains 7.2).
Paul illustre le fait que nous sommes tous sous une loi divine en prenant le mariage comme exemple, parce que c'était un acte social bien établi. Là encore, l'apôtre déclare une vérité qui coule de source. Une fois l'un des conjoints mort, l'autre ne lui est plus lié. Il parle de l'aspect légal des choses, bien entendu. Car tout le monde sait que les attaches émotionnelles ne se défont pas aussi facilement, mais ont une tendance à perdurer au-delà de la tombe, ce qui n'est pas sans créer quelques fois de graves problèmes. Mais là n'est pas le propos de l'apôtre.
« Donc si, du vivant de son mari, elle appartient à un autre homme, elle sera considérée comme adultère. Mais si son mari meurt, elle est affranchie de cette loi et peut donc appartenir à un autre, sans être adultère » (Romains 7.3).
Paul poursuit son illustration en faisant intervenir une union illicite de la part de la femme mariée. La raison pour laquelle il n'utilise pas l'homme comme exemple est parce que la polygamie était encore pratiquée et plus ou moins tolérée dans les milieux juifs. Ce n’est pas normal, me direz-vous ! Eh bien, effectivement, ce n’est pas juste ; c'est même de la discrimination. Mais les sociétés antiques comme les nôtres aujourd’hui, fonctionnaient selon la fameuse loi universelle, la fameuse loi de la jungle, où comme chacun sait, la raison du plus fort est toujours la meilleure. Ce n'est pas qu'un mari polygame ne pouvait pas devenir adultère, mais comme il a déjà plusieurs épouses, l'utilisation d'un tel homme comme exemple au lieu d'une épouse aurait rendu l'illustration un peu floue.
Cela dit, sous le régime de la Loi de Moïse, on ne plaisantait pas avec l'adultère, car les fautifs étaient tous deux lapidés sur-le-champ. Dans ce passage, Paul dit en substance qu'une veuve qui épouse un autre homme ne commet pas un adultère, ce qui est encore une vérité qui va de soi. Ceci est vrai sur le plan légal, car il n'est pas rare qu'au niveau émotionnel, comme je l'ai déjà dit, ceux qui ont perdu un conjoint et qui se remarient ont souvent le sentiment de trahir le mort qui n'est plus là pour se défendre. Le tout se complique encore davantage si les enfants du premier lit s'en mêlent et font des reproches au parent qui se remarie. Ces comportements sont irrationnels, mais comme l’a dit Pascal :
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point !
« Il en est de même pour vous, mes frères : par la mort du Christ, vous êtes, vous aussi, morts par rapport à la Loi, pour appartenir à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, pour que nous portions des fruits pour Dieu » (Romains 7.4).
Paul applique son illustration du mariage au croyant, à la Loi et au Christ. Il ne précise pas qu'il parle spécifiquement de la Loi de Moïse parce que dans l'Église de Rome se trouvaient beaucoup de croyants d'origine païenne. Il n'empêche qu'avant de devenir chrétien les uns et les autres étaient sous la tutelle d'une Loi : les Juifs ont celle de Moïse et les païens sont sous la loi qui consiste à obéir à leur conscience, c'est-à-dire faire le bien tout en se gardant du mal. Paul a déjà expliqué cela au second chapitre de cette Épître.
Il établit ici un double parallèle. D'une part, il compare la loi qui régit la situation d'un couple marié à la loi morale sous laquelle se trouvaient ses lecteurs avant de devenir des chrétiens authentiques. D'autre part, il rapproche la responsabilité des membres du couple l'un envers l'autre à l'engagement du croyant vis-à-vis de Jésus. À priori, ça paraît compliqué, mais en fait, c'est plutôt simple.
Lorsque le mari meurt, la loi matrimoniale perd toute autorité sur le couple qu'il formait avec sa femme. Son épouse est désormais libre d'appartenir à un autre homme et de former avec lui un autre couple. De même, par nature je faisais partie de la lignée d'Adam ; je lui étais lié, et comme marié en quelque sorte. J'étais aussi sous le régime d'une loi morale et dans l'obligation d'obéir à Dieu sous peine de mort. En effet, les descendants d'Adam ont reçu l'ordre de l'Éternel de choisir le bien et de rejeter le mal en fonction du diktat de leur conscience. Ensuite, bien plus tard, la Loi de Moïse fut donnée aux Israélites.
Ces deux systèmes demandaient l'obéissance absolue. C'étaient des camisoles de force dont le but était de contrôler les pulsions mauvaises qui habitent chacun d'entre nous. L'histoire de l'humanité prouve que ça n'a pas marché, tellement la nature humaine est dépravée. La loi de la conscience ou de Moïse est devenue un boulet au cou de chaque homme. Elle faisait de lui un esclave qui était dans l'obligation constante de satisfaire ses exigences, mais comme l'homme en était incapable, il fut condamné. La loi morale a donc un rôle de condamnation comme cela a déjà été dit.
Mais quand j'ai mis ma confiance en Jésus-Christ, Dieu m'a placé en lui et j'ai été fait participant de sa mort et de sa résurrection. Étant juridiquement mort, plus aucune loi ne peut avoir d'emprise sur moi. Je suis mort à elle et vis-à-vis de ses contraintes. Je vais illustrer cette idée avec une histoire populaire.
Peu de temps avant que n'éclate la guerre de Sécession, il y avait dans l'État de Géorgie, un homme fort distingué marié à une très belle femme. Ils formaient un beau couple et vivaient heureux dans leur propriété magnifique. Puis il tomba malade et mourut subitement. Ce fut un cruel déchirement pour son épouse, car elle l'aimait de tout son cœur. Elle fit alors une chose morbide et des plus bizarres. Elle décida de faire embaumer le corps de son mari et le plaça dans son fauteuil préféré qu'elle entoura d'une sorte de cage en verre, puis le plaça dans le hall d'entrée. Dès que vous entriez chez elle, vous étiez nez à nez avec le mari embaumé. Ses amis se rendirent compte que ce comportement n'était pas normal. Ils l'encouragèrent à voyager pour se remettre de cette terrible tragédie. Elle accepta à contrecœur, confia le soin de la propriété à son majordome et partit dans le nord puis prit le bateau pour l'Angleterre. Là-bas, elle rencontra un homme dont elle tomba amoureuse. Ce fut réciproque et ils se marièrent. Cela faisait maintenant deux ans qu'elle avait quitté la Géorgie. Pendant leur lune de miel, ils prirent le bateau pour retourner chez elle dans sa propriété. Arrivé sur place, le nouveau mari prit sa belle dans ses bras pour lui faire passer le seuil de la maison. Dès qu'il eut franchi la porte, il s'arrêta éberlué à la vue de la momie qui occupait le hall. Il demanda à son épouse qui était cet homme. En fait, elle avait oublié son existence et expliqua que c'était son premier mari. Ils décidèrent alors d'un commun accord que le moment était venu de l'enterrer une fois pour toutes. Elle était mariée à un autre homme ; son premier époux était mort.
Cet ancien mari décédé, embaumé et enterré, c'est moi dans le sens que je suis mort à la loi morale. En étant châtié à ma place pour les péchés que j'ai commis, le Christ m'a fait mourir aux exigences que la Loi avait sur moi. Il m'a libéré des contraintes du légalisme et des rites pour me placer sous le régime de la grâce qui régit désormais mon union avec lui. Je suis donc libre de m'engager dans une relation avec le Christ ressuscité, de former un nouveau couple avec lui en quelque sorte. Jésus devient donc le nouvel époux du croyant pour ainsi dire.
Dans le Nouveau Testament, il est dit que Jésus et son Église forment un couple et qu'ils vont célébrer leur mariage pendant toute l'éternité dans ce qui s'appelle les noces de l'Agneau. Le but de Dieu dans tout cela est que les chrétiens authentiques portent du fruit à sa gloire. Quand Paul dit cela, il passe de la seconde personne du pluriel vous, à la première nous, s'incluant dans ceux qui sont appelés à présenter à Dieu une vie fructueuse. Dans le chapitre précédent, il avait dit que ces fruits consistaient en une vie sainte.
« Lorsque nous étions encore livrés à la chair, les mauvais désirs suscités par la Loi étaient à l'œuvre dans nos membres pour nous faire porter des fruits qui mènent à la mort » (Romains 7.5).
L'apôtre Paul continue son explication logique concernant la nouvelle vie du chrétien. Il utilise l'expression « livrés à la chair ». Dans le Nouveau Testament, ce mot n'a pas les connotations sexuelles qu'on lui prête parfois. La chair représente l'homme en Adam, ce qu'il est à cause de lui, le chef de la race humaine. Lorsque l'Éternel a créé l'homme, il était innocent, c'est-à-dire ni juste, ni injuste. Il était en fait neutre vis-à-vis du bien et du mal. L'Éternel Dieu a alors soumis Adam et Ève à une épreuve. Après les avoir placés dans le jardin d'Éden, le paradis terrestre, il leur a ordonné et je cite ses paroles :
« Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l'arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n'en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2.16-17).
On connaît la suite. Nos premiers parents ont lamentablement failli, sont devenus coupables et ont acquis le statut d'injustes. S'ils n'avaient pas touché au fruit défendu et donc obéi à l'ordre du Créateur, ils auraient été confirmés comme justes. À cette époque, le principe de la grâce n'avait pas été introduit dans l'équation ; obéir à Dieu était le seul moyen de ne pas tomber dans la mort. Mais à cause de cette chute, tout être humain est spirituellement mort. Il vient au monde dans un état brut, livré à lui-même et avec une très forte inclination à faire ce qui est mal aux yeux de Dieu, c'est-à-dire commettre des péchés. J'ai hérité d'Adam cette réalité humaine de la chair. Ce principe s'impose à vous et à moi aussi longtemps, et jusqu'au moment où l'Esprit de Dieu fait naître dans le croyant une vie nouvelle par l'intermédiaire du Christ.
Le tout nouveau chrétien passe alors instantanément du régime de l'obéissance à une loi, à celui de la grâce. Paul dit aussi que les mauvais désirs suscités par la Loi nous ont menés à la mort. Si je mettais ces paroles en équation ça donnerait : chair + Loi = mort. Comment et pourquoi ? La loi morale, non seulement, révèle le péché, mais elle l'excite et le stimule parce que tout homme est fondamentalement pécheur. Au fond de lui-même, il a l'attrait de l'interdit. J'ai en moi ce désir d'agir en conformité avec ce qui est mal, et contrairement à ce qui est bien.
Un proverbe de l'Ancien Testament résume bien cet attrait de l'interdit. Je le cite :
« Les eaux dérobées sont plus douces, et le pain mangé en secret est savoureux » (Proverbes 9.17).
Les interdictions font naître des pulsions de pécher, ce que Paul expliquera en détail un peu plus loin. Ces passions mauvaises engendrent des actions interdites par Dieu. Or la transgression de la loi morale entraîne immanquablement la mort. De plus, et comme Paul l'a déjà dit, même s'il n'y a pas de loi qui me régisse, je n'obéis pas aux sollicitations de ma conscience, mais je choisis souvent de faire ce qui est mal aux yeux de Dieu, et donc je me condamne.
« Mais maintenant, libérés du régime de la Loi, morts à ce qui nous gardait prisonniers, nous pouvons servir Dieu d'une manière nouvelle par l'Esprit, et non plus sous le régime périmé de la lettre de la Loi » (Romains 7.6).
Toute personne dans la chair, c'est-à-dire dans l'état brut hérité d'Adam, est prisonnière de la loi morale. Tous ceux qui la transgressent, c'est-à-dire la totalité des êtres humains, se rendent coupables à son égard et sont donc condamnés par elle. Mais maintenant, dit Paul, ceux qui sont identifiés à Jésus sont libérés des contraintes que la loi divine faisait peser sur eux, c'est-à-dire : Obéis ou tu mourras ! Les croyants sont morts à la loi avec le Christ crucifié.
Comme une veuve est dégagée des obligations légales du mariage, de même le chrétien authentique est affranchi des exigences de la loi divine et de l'attrait de l'interdit qu'elle exerçait sur lui. Le but de cette libération du boulet de la loi divine est de pouvoir servir Dieu en toute liberté grâce à l'action du Saint-Esprit dans ma vie. Paul expliquera comment au chapitre suivant. Donc, par la mort du Christ en croix, le croyant n'est pas seulement mort vis-à-vis du péché, ce que Paul a expliqué dans le chapitre précédent, mais il est également mort par rapport à la Loi.
Dans son union au Christ, le chrétien authentique a été dégagé des exigences de la loi divine, de son pouvoir d'accusation, et de l'attrait de l'interdit. Il peut dorénavant servir Dieu d'une manière nouvelle, non plus sur la base du devoir : Je devrais le faire, mais par amour pour lui parce que je veux plaire à Jésus-Christ mon sauveur. Un tout petit poème résume bien cette pensée. Je le lis :
Je ne travaille pas au salut de mon âme ; cette œuvre, mon Seigneur l'a accomplie ; mais je travaillerai comme un esclave, par amour pour le Fils bien-aimé de Dieu.
(voir également Hebreux 7 versets 18-19)
« Voilà pourquoi l’héritage est promis à la foi : c’est pour qu’il soit un don de grâce… ». (Ro.4v16)
Quand on réalise une œuvre comme la dîme ou un travail, autre, on s’attend à un salaire. Cela est différent de la grâce. Alors, quand Jacques dit :
« Veux-tu avoir la preuve que la foi sans les actes ne sert à rien ? Abraham, notre ancêtre…sa foi et ses actes agissaient ensemble… ». (Ja.2v20-22) C’est vrai que l’obéissance d’Abraham était une bonne œuvre (Ro.4v2-3), mais elle a suite à sa confiance en Dieu. (Ge.15v6) « …il y a une différence entre la faute d’Adam et le don gratuit de Dieu… ». (Ro.5v15)
Dans le chapitre 14 de l’Epître aux Romains, l’Apôtre Paul aborde des questions sur lesquelles les chrétiens ont souvent des avis différents. Par rapport à cela, la parole suggère qu’on donne la liberté à chacun d’agir selon sa conviction intérieure, parce qu’il devrait être persuadé du bien fondé de ses actions et agir alors avec enthousiasme. Ensuite, après avoir agi, le chrétien devrait avoir la conscience en paix. Enfin, ses actions doivent se faire dans le respect des autres.
Mais quelle est le problème du chrétien dans sa sanctification ?
Le chapitre 7 de l’Epître aux Hébreux, consacre la plus grande de temps à nous faire comprendre l’œuvre du Christ relativement à la dîme. Son thème est le sacerdoce de Christ. Si nous nous considérons comme chrétiens, nous ne devrions pas banaliser le travail accompli par Jésus-Christ sur la croix. Ainsi, l’auteur de l’Epître explique :
- La grandeur du ministère de Jésus-Christ dans les cieux ;
- Sa supériorité sur toutes les institutions de l’Ancienne Alliance dont la dîme ;
- Ou révèle les privilèges que possèdent les chrétiens grâce à la mort expiatoire de Christ, le grand prêtre selon l’ordre de Melchisédèk. (He.6v13-20)
Le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron dont fait partie la dîme, est réservé aux juifs et limité à la venue de Jésus-Christ. Alors que le sacerdoce de Jésus-Christ est universel selon l’ordre de Melchisédèk.
Dans l’Ancienne Alliance, une fois dans l’année, le jour de la fête des expiations des péchés appelée Yom Kippour, le grand-prêtre pénétrait dans le lieu très saint du sanctuaire et enduisait de sang le couvercle du coffre sacré puis ressortait aussitôt.
Sous la Nouvelle Alliance, ce sacrifice a été offert une fois pour toutes sur la croix par Jésus-Christ qui est devenu notre grand-prêtre. (He.6v20) C’est l’œuvre du Christ sur la croix qui permet à l’homme d’obtenir la satisfaction de ses besoins fondamentaux tant spirituels que psychique c’est-à-dire vie chrétienne et mentale. Jésus est venu nous donner sa justice afin que nous connaissions la paix et Melchisédèk, en sa personne annonçait la venue de ces deux réalités.
He.7v4-10 : « Remarquez quel rang éminent occupait cet homme pour qu’Abraham, le patriarche, lui donne la dîme de son butin… »
En donnant le dixième de son butin de guerre à Melchisédèk, Abraham déclarait que cet homme était un prêtre fidèle à Dieu, Très-Haut. Une façon pour lui d’exprimer sa gratitude à l’Eternel pour la victoire. Comme les croyants sont sous le régime de la grâce, ils n’ont plus à donner la dîme mais davantage, s’ils en ont les moyens.
En clair, c’est notre amour et notre dévotion pour le Seigneur qui doivent dicter le montant de notre chèque ou don. Rien n’obligeait Abraham à donner quoique ce soit à Melchisédèk. Il a librement choisi et généreusement de faire ce don au prêtre du Très-Haut, parce que dans son esprit, en agissant ainsi, c’était à Dieu qu’il donnait la dîme. L’institution de la dîme a été codifiée par la loi de Moïse. (Lev.27v30, 32 ; Nb.18v21)
Il faut remarquer que la logique de l’héritage qui provient du péché d’Adam, se trouvait dans le don de la dîme. Ainsi, les lévites qui recevaient pourtant la dîme de leurs frères, l’ont eux aussi donnée à Melchisédèk par héritage. (He.7v5) Ainsi, pour les juifs qui avaient placé leur foi en Jésus-Christ, ce fait marquant les assurait qu’ils avaient donc déjà payé, une fois pour toutes par la mort expiatoire du Christ. (He.7v5-10) Donc plaçant leur foi en Christ, ils avaient fait le bon choix non seulement, mais cessant de payer la dîme, ils rompaient véritablement avec le judaïsme, ses rites et ses sacrifices sans fin. (He.7v11) Etant parfaitement en sécurité avec Christ, ils n’avaient plus aucune raison de regarder en arrière avec nostalgie pour contempler les cérémonies et les symboles de l’Ancienne Alliances. Or s’il avait été possible d’atteindre la perfection par ce sacerdoce, pourquoi était-il nécessaire d’établir un autre prêtre, dans la ligne de Melchisédèk et non pas dans la ligne d’Aaron ? Ce changement de sacerdoce entraine forcément un changement de loi. (He.7v12)
En effet, le christianisme ne s’ajoute pas au judaïsme mais le remplace. Le seul enseignement qu’il faut garder du judaïsme, c’est la loi morale qu’on y trouve. Cette partie n’est pas abrogée parce qu’elle exprime la nature de Dieu, qui, Il est. C’est pourquoi, tout comme dans l’Ancien Testament, les Apôtres et Jésus-Christ condamnent les vices moraux. Dans les écrits du Nouveau Testament, les normes morales de la justice de Dieu sont réaffirmées et même renforcées. C’est ce que Jésus souligne abondamment dans le sermon sur la montagne. (Mt.5v21-48)
Certains chrétiens faibles d’esprits, et défenseurs de la dîme (parce qu’elle leur assure obligatoirement pitance dans leur ministère, ne voulant pas mener la mission d’évangélisation), alors qu’ils rejettent les autres préceptes de la loi de Moïse ; ils disent « loi la serait-elle abrogée ? ». Comme une réponse supplémentaire, revenons sur ce qu’en dit Jésus-Christ.
Dans son Sermon sur la Montagne et après avoir énoncé 8 béatitudes, Jésus explique le rapport entre les principes moraux de Dieu, la Loi de Moïse et les traditions.
« Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir » (Mat. 5v17).
La Loi et les prophètes est une expression qui désigne tout l'enseignement contenu dans l'Ancien Testament. Jésus réaffirme l'autorité des Écritures tout en expliquant comment les interpréter et les appliquer maintenant qu'il est venu pour offrir aux Juifs le rétablissement du royaume de David sur terre. Une des idées relativement répandues est que les préceptes de Jésus étaient différents de ceux de Moïse. Au contraire, Jésus affirma catégoriquement sa soumission à toutes les Écritures qui existaient à son époque, l'Ancien Testament.
Le conflit n'est pas entre le Christ et Moïse, mais entre la Loi et la tradition des Anciens. Chaque fois que Jésus dit : Moi je vous dis, il oppose la vraie interprétation de la Loi aux pratiques rituelles contraignantes que la classe religieuse avait manipulées ou fabriquées, et auxquelles il se réfère quand il dit : il a été dit aux anciens ou : vous avez appris. Par son enseignement, Jésus proclamait que sa parole faisait loi et autorité sur tout ce que pouvaient bien raconter les spécialistes de la Loi, les scribes et les pharisiens. Personne hormis Jésus n'a jamais été capable d'obéir en tout à la Loi de Moïse. En disant être venu pour l'accomplir ainsi que le reste des Écritures, Jésus déclare occuper la position-clé dans l'histoire du salut de l'humanité. En d'autres mots, il se proclame le Messie, le Fils de Dieu qui devait venir et qui avait été annoncé par l'Ancien Testament.
L'enseignement de Jésus n'était pas seulement didactique ; non ! Dans tout ce qu'il est, sa personne, ses actes et son enseignement, Il proclamait et prouvait qu'il était l'aboutissement du message de la Loi de Moïse et des prophètes.
Comme Jésus est à la fois Dieu et parfait, les bénéfices de la mort qu'il a subie sont infinis. Ils peuvent donc être appliqués à un nombre illimité d'individus, spécifiquement à chaque croyant de tous les temps. Devant la personne de Jésus, face à ses enseignements et à ce qu'il a fait, on ne peut pas simplement conclure qu'Il était un brave garçon, un philosophe remarquable, un autre Confucius, où qui sais-je encore ! Ça n'a pas de sens, car il a dit lui-même sans l'ombre d'un détour qu'il était le personnage central de la Loi et des prophéties de l'Ancien Testament.
En conséquence, chacun d'entre nous est confronté à un choix. Soit Jésus disait vrai, soit il se méprenait sur lui-même, soit il était un imposteur. Mais ces deux dernières options, quoique théoriquement possibles, sont totalement incohérentes avec tout ce que les Écritures et la littérature antique disent de lui, de sa vie et de ses enseignements. À moins d'avoir déjà pris résolument parti contre le Christ, je n'ai pas vraiment d'autres alternatives que de croire qu'Il est vraiment ce qu'il disait être, le Fils unique de Dieu. Mais alors, je suis confronté à un autre choix encore plus critique. Soit, je l'accepte avec toutes les conséquences que cela implique et qui sont considérables ; soit, je l'écarte de ma route, j'oublie tout et continue à vaquer à mes occupations quotidiennes comme si de rien n'était. Mais en jouant à l'autruche proverbiale qui cache sa tête dans le sable afin d'échapper à ce qui la dérange, je ne fais rien d'autre que de rejeter le Christ et tout ce qu'il représente.
« Oui, vraiment, je vous l'assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la loi, ni même un point sur un i n'en sera supprimé jusqu'à ce que tout se réalise » (Mat. 5v18).
Jésus se réfère au iota, la lettre i qui est la plus petite de l'alphabet grec. C'est l'équivalent du iod en hébreu, lui aussi à peine plus gros qu'une virgule. Pour Jésus, tout ce qui est écrit, même les traits de lettre les plus insignifiants, est important, car inspiré de Dieu. Il déclare donc sans ambages que toutes les Écritures, jusqu'aux plus menus détails, sont la Parole de Dieu et s'accompliront.
Par conséquent, si quelqu'un n'obéit pas à un seul de ces commandements, même s'il s'agit du moindre d'entre eux, et s'il apprend aux autres à faire de même, il sera lui-même considéré comme le moindre dans le royaume des cieux. Au contraire, celui qui obéira à ces commandements et qui les enseignera aux autres, sera considéré comme grand dans le royaume des cieux (Mat. 5v19).
La charte du roi exige une entière obéissance aux commandements de la Loi. La grâce que Dieu exerce à l'égard de ceux qui se reconnaissent spirituellement pauvres et en banqueroute, ne les dispense pas de l'observation des enseignements de la Loi morale de l'Ancien Testament tels que Jésus les interprète. Sera honoré celui qui communique et met en pratique tout le conseil de Dieu contenu dans les Écritures. À l'époque du Christ, les religieux avaient mis en place un système de valeurs qu'ils appliquaient aux commandements de la Loi, mais Jésus déclare qu'ils sont tous importants.
La Loi forme un tout et celui, qui est sous sa coupe, n'a pas le loisir de choisir quels préceptes il estime essentiels et ceux qu'il peut laisser de côté, car il est écrit :
« Maudit est quiconque n'observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi » (Galates 3v10).
Le disciple de Jésus-Christ n'est pas sous cette Loi, mais sous le régime de la grâce. Cette faveur non méritée que Dieu lui a faite le conduit en retour à aimer Dieu et à désirer obéir à toutes ses directives, même si c'est très imparfaitement. Par contre, celui qui n'accepte pas Jésus comme son Maître est sous la Loi par défaut. Alors malheur à lui ; il est maudit parce qu'il est impossible à quiconque de lui obéir en tout point.

08:15 Écrit par BODO dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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