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22/04/2011

Retour de Mamadou Koulibaly et de Paul Yao N’Dré : Apprécions sainement la réalité du terrain comme le recommandent les stratégies politiques que nous enseigne la bible.

Selon le blog de, Afrohistorama, et conformément à l’alerte que Alain Toussaint a donnée, Yao N’Dré Paul n’investira pas Alassane Ouattara. Le contraire n’est pas envisagé tant on ne peut pas imaginer que nos amis leaders LMP puissent avoir un moment de faiblesse au moment où les partisans voire le Président Gbagbo lui-même a besoin d’eux plus que jamais.


Selon le blog de, Afrohistorama, et conformément à l’alerte que Alain Toussaint a donnée, Yao N’Dré Paul n’investira pas Alassane Ouattara. Le contraire n’est pas envisagé tant on ne peut pas imaginer que nos amis leaders LMP puissent avoir un moment de faiblesse au moment où les partisans voire le Président Gbagbo lui-même a besoin d’eux plus que jamais. Je suis d’accord avec Alain Toussaint et tous les autres patriotes. Cependant, je voudrais que nous puissions ensemble diversifier notre vision. Simplice Allard nous invite d’avoir « une saine appréciation de la réalité du terrain comme le recommandent les stratèges politiques ; (parce que) le président par coup d'Etat, reconnu par la communauté internationale, est coincé et qu’aucune autre issue institutionnelle et légale ne s’offre à lui. Le fait que M. Ouattara n’a pas prêté serment devant le Conseil constitutionnel est, en effet, un gros handicap politique, un boulet qu’il traîne au pied dont il en est véritablement conscient. » Mes amis, n’oublions pas qu’un chien enragé est très dangereux. Ouattara dans cette position est très dangereux. Nous sommes tous témoins de ce qu’il a fait au Président de la République !!! Jésus-Christ, que je vous conseille d’associer à toute notre vie, a dit : « Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ». (Jean 15 verset 20) Alors si Alassane a maltraité le patron lui-même en utilisant ses bras séculiers ou si les Français et les Américains ont agi ainsi en s’appuyant sur leurs marionnettes internes, ce n’est pas Mamadou Koulibaly, encore moins Paul Yao N’Dré qu’ils vont épargner !! Ils les tueront sans scrupules et cela n’avancerait toujours pas la cause de cette lutte, sinon du sang à n’en point finir qui coulerait encore. Et comme Allard ajoute « qu'une République, pour son fonctionnement dans la stabilité doit être à l’image d’un carré. Dont les différents pieds institutionnels sont: la présidence de la République, l'Assemblée nationale, la défense et les médias d'Etat. Or, c’est de notoriété publique, pour le moment et deux semaines après le coup d’Etat militaire qui a enlevé Laurent Gbagbo, il n'y a toujours pas de présidence. Tout le monde le sait, Ouattara n'a pas encore prêté serment. Pour la défense, inutile de dire qu'il n'y a non plus pas d'armée nationale en tant qu’institution. Chaque parcelle du pays est ‘ sécurisée ‘ par une floraison de milices armées. Les combattants de l’armée nationale : les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fds-Ci) se sont évanouies dans la nature sans prêter une oreille attentive à l’appel de la hiérarchie qu’ils soupçonnent d’être soucieuse de son avenir et de sa sécurité. La situation n’est pas non plus reluisante pour les médias, deux semaines après le coup d'Etat de Ouattara, l'Etat de Côte d'Ivoire ne dispose pas d'institutions médiatiques officielles pour porter sa parole. La radio diffusion télévision ivoirienne (Rti) et Fraternité Matin ont cessé toutes activités. Il reste l'Assemblée nationale, l’autre socle du carré d'as institutionnel. Le retour du Pr Koulibaly (et de Paul Yao N’Dré) ouvre de nouvelles perspectives et donne un semblant de vie à la Côte d'Ivoire. » Je dirais avec Allard que les actes de Koulibaly Mamadou, président de l’Assemblée Nationale et de Paul Yao N’Dré, président du Conseil Constitutionnel, sont très importants en ce sens qu’ils permettent « une détente dans le marigot politique ivoirien. Détente profitable à tous sans oublier au Fpi (leur) parti politique qui pourra se donner des coudées franches et sortir de l'étreinte des Forces républicaines, l’armée de, Ouattara, qui s’illustre avec leur lot de pillages et d’exécutions physiques à relents d’épurations ethniques dont les Bété ethnie du Président Gbagbo sont les principales cibles. » En somme, Koulibaly Mamadou (et Yao N’Dré) desserrent également l'étau et permettent à leur « parti le Front populaire ivoirien (Fpi) de sortir la tête de l’eau, d’affiner et de dégager une stratégie pour reconquérir le pouvoir d’Etat perdu, non pas par élection mais par la force des armes. » Pour comprendre que tout ceci est une mise en scène dans laquelle nos deux responsables n’ont pas le choix, tant les forces du mal sont puissantes et font pression. La voie du Seigneur est souvent l’occasion de troubles sérieux. Ainsi, aucun ennemi ne laisserait Gbagbo travailler pour le bien de sa population. (Actes 19v23, 29 ; 20v 1-3) C’est ce que confirme l’apôtre Paul en disant : « Nous avons voulu venir jusqu'à vous, du moins moi, Paul, à une ou deux reprises, mais Satan nous en a empêchés » (1Thessaloniciens 2.18). Tous ceux qui essayaient de barrer la route à Gbagbo ne se rendent pas compte qu'ils ne sont que des pantins, et que dans les coulisses, c'est Satan, incarné dans les français et américains, qui tirent les ficelles. Revenant d'un voyage missionnaire, Paul s'arrêta dans une ville et convoqua les responsables de l'Église d'Éphèse. Très solennellement, il les avertit en ces termes : « Je sais, moi, qu'après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui n'épargneront pas le troupeau, et que du milieu même de vous se lèveront des hommes tenant des discours pervers dans le but d'entraîner les disciples à leur suite » (Actes 20.29-30). Les croyants ivoiriens sont non seulement les enfants et les serviteurs de Dieu, mais ils sont aussi ses soldats et en tant que tels ils doivent livrer bataille. Il n'y a pas de neutralité possible. Selon les Écritures, même les anges doivent faire face au diable. Le prophète Daniel avait jeûné et supplié Dieu pendant 3 semaines, mais sans résultat apparent. Je résume la suite : « Je levai les yeux, je regardai, et voici, il y avait un homme vêtu de lin, son visage brillait comme l'éclair, ses yeux étaient comme des flammes de feu. Puis il me dit : — Daniel, homme bien-aimé, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens-toi debout à la place où tu es : dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t'humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues » (Daniel 10.5-12). On peut imaginer que Daniel fut quelque peu interloqué d'entendre ça ; il était en droit de demander : Mais alors où étais-tu donc passé ? Le passage se continue ainsi : « Mais le chef du royaume de Perse m'a résisté vingt et un jours ; mais voici, Michaël, l'un des principaux chefs, est venu à mon secours » (Daniel 10.13). Même dans les lieux célestes, la lutte était si âpre qu'il a fallu que l'ange appelle du renfort en la personne de Michaël qui est apparemment le chef des anges et celui qui est envoyé dans les coups durs. Je lis un autre passage : « L'archange Michaël, lorsqu'il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, se garda bien de proférer contre lui un jugement insultant. Il se contenta de dire : Que le Seigneur te punisse » (Jude 9). Le commun des mortels pense que si Satan il y a, on le trouve dans les endroits louches, les bas-fonds en compagnie de tous ceux qui mènent une mauvaise vie. En fait, pas du tout. Pourquoi perdrait-il son énergie avec ceux qui sont déjà dans son camp ? Les démons ne vont pas dans les boîtes de nuit le samedi soir ; ils se couchent tôt afin de se lever de bonne heure et être présents partout où un prédicateur annonce la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ ou là où est quelqu’un qui veut faire le bien au peuple. Et que font-ils exactement ? Jésus qui nous l'explique : « Alors qu'un semeur répandait sa semence, des grains tombèrent au bord du chemin ; les oiseaux vinrent et les mangèrent... Chaque fois que quelqu'un entend le message qui concerne le royaume et ne le comprend pas, le diable vient arracher ce qui a été semé dans son cœur. Tel est celui qui a reçu la semence ‘au bord du chemin’ » (Matthieu 13.4, 19). L'endroit d’Abidjan le plus dangereux est à la présidence, où on gère les biens de tous et d’où le président peut aider les pauvres. C’est cet endroit que visent les politiciens hypocrites. C’est la Chambre haute avec Jésus parce que là se trouvait aussi Satan en la personne de Judas en qui il était entré. Je cite le passage : « On était à quelques jours de la Pâque. Les principaux prêtres et les interprètes de la Loi n'avaient plus qu'une pensée : se défaire de Jésus, et ils cherchaient le moyen de le supprimer, mais ils avaient peur du peuple. Ce fut alors que Satan trouva accès dans le cœur de Judas, l'un des Douze » (Luc 22.1-3). C'est Josué qui a pris la relève de Moïse. Mais avant de posséder la Terre promise, il devait traverser le fleuve Jourdain et livrer toute une série de batailles. Comme les Israélites, les ivoiriens pour sortir de ces difficultés ont trois ennemis à vaincre. Premièrement, la ville de Jéricho qui lui barrait la route. Cette forteresse était aussi dangereuse pour les Israélites que les attraits mondains pour les croyants. Dans l'Écriture, nous lisons : « N'aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour pour le Père n'est pas en lui. En effet, tout ce qui fait partie du monde : les mauvais désirs qui animent l'homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l'orgueil qu'inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde » (1Jean 2.15-16). L'Éternel a ordonné à Josué de marcher autour de Jéricho et non de l'attaquer de front. Pareillement, le croyant ivoirien ne peut triompher de lui-même des tentations ou difficultés liées à sa nature mauvaise que tous les êtres humains ont héritée de leur ancêtre Adam. La seule façon d'avoir la victoire est d'imiter Josué qui s'en est remis à Dieu par la foi. Je lis un texte : « La nature divine qui nous a été communiquée par la nouvelle naissance triomphe du monde. La puissance victorieuse par laquelle nous triomphons du monde, c'est notre foi. » (1Jean 5.4). Le deuxième ennemi auquel les ivoiriens doivent faire face est comme la petite ville fortifiée d’Aï pour les Israélites, l'autosuffisance, cette arrogance qui prétend se passer de Dieu et qui anime tous les hommes à l'état brut et même les croyants. Confiant en lui-même et en son armée, Gbagbo comme Josué a sous estimé le combat de la gestion d’un pays. Il engagea donc une politique de développement alléchante sans prendre aucune disposition sécuritaire. Alors des bidasses comme ceux qui attaquent aujourd’hui le pays ont suffi pour battre à plat de couture notre armée (Licorne et ONUCI étant dans la stratégie de l’adversaire). Mais après les premières défaites, qu’avons-nous fait ? Au lieu, comme Josué choqué qui s'est alors étalé de tout son long devant l'Éternel qui lui a dit : « Lève-toi ! Pourquoi restes-tu prostré la face contre terre ? Israël a commis un péché. On a transgressé l'alliance que j'avais établie pour eux. On a pris des objets qui m'étaient voués, on en a dérobé, et mis dans ses propres affaires » (Josué 7.10-11). En effet, ce larcin avait eu lieu dans la ville de Jéricho et le coupable découvert a avoué : « J'ai vu dans le butin un magnifique manteau de Babylone, deux cents pièces d'argent et un lingot d'or d'une livre. J'en ai eu fortement envie, alors je m'en suis emparé » (Josué 7.21). Au lieu de voir en nous-mêmes et chercher à savoir ce qui a causé une telle situation, en le demandant à Dieu, nous étions aveuglés à vouloir déployer nos stratégies pour bouter hors cette agression. Or les attaques ou tentations qui nous entourent, qu'elles viennent de l'extérieur ou de sa propre nature, il faut suivre le conseil des Écritures qui disent : « Marchez selon l'Esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5.16). En troisième lieu, comme Josué a été confronté aux habitants de la ville de Gabaon, Gbagbo a été confronté aux occidentaux. Pour éviter de devenir pauvres parce qu’ils ont atteint un niveau de développement qu’il faut entretenir, et donc pour éviter d'être rayés de la carte des pays riches, ces gens ont rusé. Comme à Josué, ils ont dit : « Tes serviteurs viennent d'un pays très éloigné à cause du renom de l'Éternel ton Dieu : nous avons entendu parler de lui et de tout ce qu'il a fait en Égypte, faites alliance avec nous » (Josué 9.9, 11). Avec la Côte d’Ivoire ils ont fait une alliance au travers des accords de défense. Et cette ruse a marché, comme les Israélites, les ivoiriens ont été bernés et marché dans la combine. La parole dit : « Deux hommes marchent-ils ensemble sans s’être concertés ? » (Amos3 verset3) Cela souligne la responsabilité de chaque partie dans une alliance. Mais c'est aussi de cette manière que Satan nous trompe. L’Écriture dit de lui qu'il est le père du mensonge (Jean 8.44). Il ne faut donc pas s'attendre à ce qu'il vienne frapper à votre porte avec sa fourche et une queue en fer de lance, et se présente comme le diable à votre service. L'Écriture dit : « Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n'est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres » (2Corinthiens 11.14-15). Le diable est maître dans l'art de l'imposture. Qui, croyez-vous, dirigeait la barque de Charles Darwin lors de sa fameuse expédition sur l'archipel des Galapagos ? Qui a envoyé cette personne qui se présente à vous beau comme un sou neuf et vous annonce un Jésus légèrement différent de celui dont vous avez entendu parler ? Alors qu'en réalité, c'est une fabrication maison et vous êtes face à un faux prophète. Il est peut-être très sincère, mais il n'empêche que l'organisation qu'il représente est dirigée par le Prince des Ténèbres. C’est pour cela que la parole nous dit : « Pour conclure : puisez votre force dans le Seigneur et dans la force intrinsèque de sa toute-puissance » (Éphésiens 6.10). La vérité capitale que Paul communique dans cette épître est que ceux qui appartiennent à Dieu sont unis au Christ en tout et pour tout. Sa vie, son message et sa puissance sont à notre disposition. Comme par nous-mêmes, nous qui sommes croyants n'avons pas la possibilité de vaincre Satan, ici, tout le système France-USA-Alassane, nous devons compter sur la force toute puissante du Seigneur, l'invoquer dans la prière et obéir à sa parole. Alors, seulement nous aurons la victoire devant ces puissances des ténèbres. Je cite un passage : « Je connais ta conduite. Voici, moi Jésus, j'ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer. Je le sais : tu n'as que peu de puissance, tu as obéi à ma Parole et tu ne m'as pas renié. Eh bien, je te donne des membres de la synagogue de Satan » (Apocalypse 3.8-9). Jésus est mort et ressuscité en tant que représentant de la race humaine. Il a ainsi satisfait la justice impitoyable de l'Éternel et a annulé le péché de l'homme et la mort, sa conséquence. C'étaient les bases sur lesquelles reposait toute la puissance de Satan. La bataille contre lui a déjà été livrée et il est vaincu. Je lis, un passage: « Jésus a annulé l'acte qui établissait nos manquements à l'égard des commandements. Oui, il l'a effacé, le clouant sur la croix. Là, il a désarmé toute Autorité, tout Pouvoir, les donnant publiquement en spectacle quand il les a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire à la croix » (Colossiens 2.14-15). Le problème pour nous est qu'en attendant que la sentence soit, appliquée, le diable est en liberté et peut encore nous nuire. Selon les propos transcrits par Ziao du journal l’Inter : « Le président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, a été reçu hier mercredi 20 avril 2011 par le chef de l'Etat, Alassane Ouattara. Le chef du Parlement était porteur d'un message de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale, avec qui il venait d'avoir une réunion à huis clos. Voici l'intégralité de la déclaration de Mamadou Koulibaly à sa sortie d'audience. » « J'étais à Accra, j'ai reçu un appel du président Ouattara qui souhaitait me rencontrer. J'avais moi aussi un certain nombre de choses à discuter avec lui, je suis arrivé hier (mardi 19 avril), et ce matin, j'ai eu une audience avec lui. Nous avons parlé de plusieurs sujets, en particulier, je lui ai fait part des préoccupations des députés qui aimeraient bien qu'en tout début de mandat, nous puissions nous inscrire dans la légalité constitutionnelle. Donc, que les ordonnances qui sont prises en ce moment puissent faire l'objet d'une autorisation de l'Assemblée nationale et une régularisation. Et le président a donné son accord. Les députés ont suggéré aussi que nous puissions entrer dans l'application de la Constitution, surtout les problèmes de l'Etat de droit, de respect des libertés individuelles. Le président de la République m'a dit qu'il était conscient de la question et qu'il prenait les dispositions pour qu'il en soit ainsi. Au nom des députés, je lui ai signalé les problèmes de sécurité. L'Assemblée nationale a été pillée, mon domicile à Abidjan et à Azaguié, ma famille menacée et pillée. C'est aussi vrai pour l'ensemble des députés. Nous avons trouvé un corps en putréfaction à l'Assemblée nationale, tous les bureaux cassés et pillés. Les députés se sont demandé dans quelle mesure avoir la sécurité. Le président a donné des instructions pour que l'Assemblée soit sécurisée, parce que depuis les pillages, chaque jour il y a des gens qui passent pour ramasser encore ce qui est resté. Nous avons parlé d'Etat de droit. Expliqué qu'il était important qu'en début de mandat, conformément au vœu de l'Union africaine, que le président puisse avoir une prestation de serment régulière. Le président a donné son accord. Et je crois savoir, si je ne trahis pas de secret, que le président du conseil constitutionnel, Yao N'dré est en route pour Abidjan et probablement arrive demain et très rapidement, le président m'a dit qu'une cérémonie sera organisée pour rester conforme au voeu de l'Union africaine. Je lui ai dit par ailleurs que par rapport à la sécurité, de nombreux militants du Fpi et de Lmp, ceux qu'on appelle pro-Gbagbo, étaient très inquiets pour leur sécurité dans les quartiers, qu'ils étaient dénoncés, indexés comme si être militants de ce mouvement était une tare, ils se cachaient, ils se sentaient brimés. Ceux qui ont fui et qui sont au Ghana, au Togo et au Bénin, ce serait bien qu'on puisse aller vers une détente pour que rapidement, ces militants se sentent sécurisés dans les quartiers. Je lui ai de surcroît signalé plusieurs appels reçus d'amis, de familles et de populations qui disent que nous sommes poursuivis et battus dans les quartiers, simplement parce que nous sommes Bété. Cela ne peut pas être un défaut. L'ethnie n'est pas un défaut. L'on peut reprocher des choses au Fpi, ce n'est pas aux Bété qu'il faut faire payer. Si l'on veut reprocher des choses à Laurent Gbagbo, ce n'est pas aux Bété qu'il faut faire payer. Jamais nous n'aurions de réconciliation, jamais nous n'aurions de paix. Le président de la République a pris le téléphone, il a appelé les ministres concernés, pour que des enquêtes soient faites rapidement et que cette situation s'estompe. Parce qu'il n'a pas envie de gouverner au nom d'une ethnie ou d'un groupe quelconque. J'ai profité pour lui dire que l'Assemblée nationale faisait sa séance solennelle d'ouverture mercredi 27 avril 2011, première session ordinaire pour l'année 2011.J'en ai profité pour lui dire que la mission, c'est la tension, l'absence d'Etat pour le moment, les fonctionnaires qui ne vont pas travail, les policiers et les gendarmes apeurés, les militaires effrayés, que ce serait bien qu'il parle aux Ivoiriens encore une fois. Mais non pas dans une interview classique comme nous l'avons déjà vu, mais que la tribune de l'Assemblée nationale pourrait être une tribune à partir de laquelle il pourrait exactement dire aux Ivoiriens où il va, comment il veut y aller, avec qui et dans quelles conditions de sécurité, de réconciliation, de détente. Les députés m'avaient demandé de lui adresser une invitation pour le 27 avril pour qu'il vienne s'adresser aux Ivoiriens ; Le président m'a dit qu'il donnait son accord et qu'il se préparerait pour cette date. Je pense que si dans les quartiers, les uns et les autres arrêtaient de se bagarrer, si ceux qui ont les armes arrêtaient de menacer ceux qui n'en ont pas, si ceux qui sont Rhdp arrêtaient de faire peur à ceux qui ne le sont pas, si les représentants locaux du Pdci et du Rdr arrêtaient de faire peur à ceux qui ne sont pas Rhdp, peut-être que nous aurons une chance extraordinaire de reconstruire ce pays. Si jamais, certains pensent que l'arrivée de Ouattara au pouvoir c'est le pouvoir au Dioula, le pouvoir aux Nordistes, qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent, alors c'est le chaos promis. Jamais il n'y aura de réconciliation, de paix, d'Etat, de nation. Là où nous sommes, nous sommes loin du fond du puits. C'est vrai que les temps sont durs mais les Ivoiriens pensent que nous sommes tombés, c'est grave, mais il y a pire que la situation dans laquelle nous sommes. Il faut regarder ce qui s'est passé à Haïti ou en Somalie. Donc, on n'a pas encore vu le pire, il existe, faisons tout pour l'éviter ». Et fin de citation. Comme le disais plus haut les textes sacrés, satan a déjà été vaincu, donc en agissant, il donne en même temps les solutions à sa destruction. On ne peut valablement découvrir cela qu’en Christ. Le chef du Parlement ivoirien, bien que n’étant pas Chrétien, a été inspiré par l’esprit de Dieu. C’est cet esprit qui lui a permis d’user en ces moments difficiles et de façon opportune sa position : « Il était porteur d'un message de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale, avec qui il venait d'avoir une réunion à huis clos ». Au nom de cette position, il a dit beaucoup de choses qui peuvent, comme l’a dit, Allard, débloquer une situation crispée en ce moment. Les dés sont donc jetés. Il reste pour chaque combattant en Christ à jouer sa partition au nom de ce nom précieux. Dieu doit inspirer chacun afin que le chemin à priori rocailleux s’aplanisse. Dieu ne siège pas dans la division et la cacophonie. « Soyez toujours humbles, doux et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour » (Éphésiens 4.2). La parole nous dresse la liste de trois vertus qui doivent stimuler la marche du croyant et particulièrement les chrétiens ivoiriens. La première est l'humilité. L’exemple d’un groupe de touristes qui visitait la maison de Beethoven à Vienne devrait nous inspirer. Une fois le tour de visite terminé, le guide a demandé si quelqu'un voulait jouer quelques notes sur le piano du grand maître. Tout le monde se précipita sauf un vieux monsieur aux cheveux longs et blancs. Le guide s'adressa à lui : « Et vous, ça ne vous intéresse pas de taper quelques touches ? » Le vieil homme répondit : « Non, je ne m'en sens pas digne. » Pourtant, son nom était Paderewski Ignacy, un politicien polonais qui était aussi un pianiste virtuose. Il était le seul du groupe qui aurait pu se permettre de jouer du piano du maître, mais il ne l'a pas fait par humilité. Dans la culture grecque, cette vertu était en fait considérée comme un vice qui ne devait être pratiqué que par les esclaves. Mais Paul déclare que les croyants doivent se comporter en toute humilité à chaque instant de leur vie surtout qu'elle favorise l'unité alors que l'orgueil au contraire, engendre des divisions. Je lis un passage : « Ne faites donc rien par esprit de rivalité, ou par un vain désir de vous mettre en avant ; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes » (Philippiens 2.3). Parallèlement, la fausse humilité est tout aussi mesquine, car c'est une façon subtile de paraître. Jésus est l'exemple suprême de l'humilité. Je lis un texte : « Lui qui, dès l'origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l'égalité avec Dieu, mais il s'est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu'il était bien un homme. Il s'abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu'à subir la mort, oui, la mort sur la croix » (Philippiens 2.6-8). En second lieu, le croyant doit agir avec douceur, une vertu qui s'oppose à l'autoritarisme, l'insolence et la dureté. En outre, elle suppose que le croyant maîtrise ses émotions. Toutefois, celui qui est doux n'est pas faible pour autant et peut fort bien se mettre en colère. Moïse avait la réputation d'être l'homme le plus doux, le plus humble et le plus patient qui n’ait jamais existé (Nombres 12.3), et pourtant il s'est fâché tout rouge lorsqu'Israël a fabriqué le veau d'or. Je lis le passage : « En approchant du camp il aperçut le veau et des chœurs de danse. Moïse s'enflamma de colère ; il jeta de sa main les tables et les brisa au pied de la montagne. Il prit le veau qu'ils avaient fabriqué, le brûla au feu, le moulut en poudre fine, et en saupoudra la surface de l'eau qu'il fit boire aux Israélites » (Exode 32.19-20). L'Évangile dit de Jésus qu'il était doux et humble de cœur (Matthieu 11.29) et pourtant il se mit dans une forte colère contre les marchands qui faisaient un fric monstre en rackettant ceux qui venaient au Temple offrir un sacrifice (Matthieu 21.12-13). Moïse et Jésus étaient doux et humbles, mais prêts à défendre l'honneur de Dieu à n'importe quel prix. En troisième lieu, le croyant est appelé à faire preuve de patience, il n'abandonne jamais et il supporte tout. L'homme patient ne s'emballe pas ; il ne part pas au quart de tour, mais se contrôle. « Efforcez-vous de conserver l'unité que donne l'Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres » (Éphésiens 4.3). Un danger menace la côte d’Ivoire : la discorde. Or l'unité, elle est donnée par le Saint-Esprit et se fonde sur la paix instaurée par le Christ entre tous les hommes qui composent l'Église, ici le pays. Paul exhorte les Éphésiens, ici les ivoiriens, leur disant de faire des efforts assidus pour conserver l'unité de l'Esprit par le lien de la paix. En fait, les croyants n'ont pas à construire l'unité entre eux, car c'est Dieu qui l'a créée en réponse à la prière de Jésus. Je lis le passage : « Je te demande qu'ils soient tous un. Comme toi, Père, tu es en moi et comme moi je suis en toi, qu'ils soient un en nous pour que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé » (Jean 17.21). La tâche des croyants est de conserver leur unité qui est à la fois normale et surnaturelle, en se tolérant les uns les autres dans l'amour, en particulier lorsqu'ils ne sont pas du même avis sur un sujet. Je cite un passage : « Supportez-vous les uns les autres, et si l'un de vous a quelque chose à reprocher à un autre, pardonnez-vous mutuellement ; le Seigneur vous a pardonné : vous aussi, pardonnez-vous de la même manière » (Colossiens 3.13). J’ai fait de la politique. C’est ensuite que j’ai vraiment découvert Christ. Il fut donc un temps où je priais quelquefois avec quelqu'un qui avait de fortes convictions politiques, mais aux antipodes des miennes. À l'écouter, je souriais en me mordant la langue, car essayer de défendre un point de vue sur la façon dont on nous gouverne est vain et ne vaut vraiment pas la peine de se chamailler. Mieux vaut promouvoir l'unité en étant humble, doux et patient, car de telles attitudes font office d'huile dans les rouages des relations humaines. Que la paix du Seigneur nous guide afin de trouver la solution dans cette crise.

21:36 Écrit par BODO dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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